Aller au contenu
Toutes les actualités

Partager l'articlePartager sur LinkedIn (nouvelle fenêtre)Partager sur WhatsApp (nouvelle fenêtre)Envoyer par e-mail

Télésurveillance

Arrêt de la 2G : vos alarmes sont-elles prêtes ?

Les opérateurs éteignent leurs réseaux 2G cet automne ; la 3G suivra à partir de 2028 et les lignes analogiques ferment commune après commune. Un transmetteur d'alarme qui ne trouve plus son réseau ne prévient plus personne — et rien ne le signale sur place. Voici comment vérifier votre installation avant l'échéance.

Une antenne relais dessinée en pointillés et la date du 20 octobre 2026, jour annoncé de l'arrêt complet de la 2G d'Orange.

Le transmetteur d'une alarme est un boîtier discret, souvent posé il y a longtemps, que personne ne regarde. C'est pourtant lui qui fait sortir l'information du bâtiment : sans lui, une alarme n'est qu'un bruit dans un local vide. Cet automne, le réseau qu'utilisent beaucoup de ces boîtiers s'éteint.

En bref

  • Orange annonce l'arrêt complet de sa 2G le 20 octobre 2026 ; SFR et Bouygues Telecom suivent d'ici à la mi-décembre, la 3G à partir de 2028.
  • Un transmetteur privé de réseau laisse l'alarme fonctionner sur place, mais plus personne n'est prévenu : la panne ne se voit pas.
  • La vérification est simple : la référence du transmetteur suffit le plus souvent à savoir où vous en êtes.

Ce qui s'arrête, et quand

Orange a commencé à éteindre son réseau 2G le 31 mars 2026 dans le Sud-Ouest. L'opérateur annonce sur son site l'arrêt complet de sa 2G le 20 octobre 2026, après deux grandes vagues de départements les 6 et 20 octobre. SFR et Bouygues Telecom annoncent leurs propres étapes entre la mi-novembre et la mi-décembre 2026. La 3G suivra à partir de 2028.

Dans sa fiche pratique destinée aux entreprises, l'Arcep cite en tête des équipements concernés les « systèmes d'alarme connectés et de télésurveillance ». Elle recommande d'établir dès maintenant un diagnostic avec ses fournisseurs. S'y ajoute la fermeture du réseau cuivre : les lignes téléphoniques analogiques disparaissent par lots de communes, jusqu'en 2030.

Ces calendriers bougent : ils ont déjà été ajustés. Raison de plus pour ne pas viser la dernière semaine — un transmetteur remplacé maintenant ne dépend plus de la date retenue par l'opérateur.

Frise chronologique de l'extinction des réseaux : 31 mars 2026, première extinction de la 2G d'Orange dans le Sud-Ouest ; 6 octobre 2026, quarante-quatre départements ; 20 octobre 2026, arrêt complet de la 2G d'Orange ; du 15 novembre au 15 décembre 2026, extinction de la 2G de SFR ; 2028, début de
Les échéances annoncées par les opérateurs et par l'Arcep, relevées le 20 septembre 2026.

Pourquoi c'est un vrai risque

Une alarme privée de réseau continue de fonctionner sur place : la sirène sonne, le clavier répond. Mais l'information ne sort plus du bâtiment. C'est une panne silencieuse : on ne la découvre souvent que le jour où l'on aurait eu besoin de l'alarme.

Un centre de télésurveillance dispose heureusement d'un garde-fou : le test cyclique. Chaque transmetteur raccordé donne signe de vie à intervalles réguliers. Quand ce signe de vie manque, l'anomalie apparaît côté centre, et le client peut être prévenu. Encore faut-il traiter ce signalement comme une panne : une absence de test reprise trois semaines plus tard, ce sont trois semaines sans protection réelle.

Le cas le plus fréquent est celui du site qui a changé de main : le matériel est resté, la mémoire de l'installation s'en est allée.

Êtes-vous concerné ? Trois indices

  • Votre installation a plusieurs années et son transmetteur mobile n'a jamais été remplacé : il fonctionne peut-être uniquement en 2G.
  • Votre alarme est reliée à une ligne téléphonique analogique (la prise en « T ») : la fermeture du cuivre la concerne.
  • Vous ne savez pas par quel réseau votre alarme transmet. C'est le cas le plus courant, et le plus simple à lever : la référence du transmetteur suffit.

Deux familles d'équipements méritent le même examen, car elles empruntent souvent la même liaison : les reports d'alarmes techniques (chaufferie, chambre froide) et les dispositifs portés par les salariés isolés, sujet d'un autre article.

Ce que nous recommandons

Pour un site professionnel, la bonne pratique est la double voie : une transmission par le réseau informatique du site, doublée d'une transmission mobile 4G. Si l'une tombe, l'autre prend le relais. Le remplacement d'un transmetteur est une intervention courte, qui se termine toujours par un essai complet avec notre centre : on déclenche, on vérifie que le signal arrive, on contrôle que la consigne écrite est toujours à jour.

Comparaison en deux colonnes : à gauche, une transmission par une seule voie, qu'une extinction de réseau suffit à interrompre sans que rien ne le signale sur place ; à droite, une transmission double voie par le réseau informatique du site et par la 4G, où une voie prend le relais de l'autre.
Une seule voie de transmission, ou deux : ce qui change le jour où un réseau s'éteint.

Profitez-en pour revoir la liste de vos contacts d'astreinte : un transmetteur neuf qui appelle un numéro obsolète ne protège pas mieux qu'un transmetteur muet.

Ce qu'il faut préparer avant de nous appeler

  • La marque et la référence de la centrale, et celles du transmetteur : elles figurent en général sur une étiquette, à l'intérieur du coffret.
  • Le nom de la société qui a posé l'installation, et de celle qui l'entretient aujourd'hui si ce n'est pas la même.
  • Vos derniers comptes rendus, et tout courrier signalant une anomalie de transmission.
  • La liste à jour des personnes à joindre, de jour comme de nuit.

Questions fréquentes

Mon alarme a moins de cinq ans : suis-je tranquille ?

Pas forcément. L'âge de la centrale ne dit rien du réseau qu'emprunte le transmetteur : des équipements récents ont pu être livrés avec un module compatible 2G seulement. Seule la référence, ou une vérification sur place, permet de conclure.

Que se passe-t-il exactement le jour de l'extinction ?

Sur place, rien de visible : la centrale continue de fonctionner. Côté centre, le test cyclique cesse d'arriver et l'anomalie remonte. C'est pour cela que nous demandons de traiter ces signalements comme des pannes.

Faut-il remplacer toute l'installation ?

Le plus souvent, non : c'est le module de communication qui est en cause, pas les détecteurs. Quand une installation ancienne ne peut pas recevoir de module 4G, nous regardons ce qui peut être conservé plutôt que de tout déposer.

Et si notre installateur habituel n'assure pas la télésurveillance ?

Une installation posée par un tiers peut être raccordée à notre centre, après vérification de la compatibilité des protocoles de transmission. Nous travaillons d'ailleurs avec des installateurs partenaires dont les sites clients sont raccordés chez nous.

Un doute sur votre installation ? Nos techniciens vérifient votre transmetteur et vous disent, sans engagement, s'il passera l'hiver. Demandez un diagnostic, ou découvrez notre télésurveillance et nos solutions de sécurité électronique.

Sources

Toutes les actualités