Grands événements : une qualification dédiée pour les agents
Salons, festivals, rencontres sportives, marchés de fin d'année : au-delà de 300 personnes, la surveillance d'une manifestation peut désormais être confiée à des agents titulaires d'une carte professionnelle spécifique. Ce que l'organisateur doit savoir avant de choisir son prestataire.

Un salon professionnel, un festival, un marché de fin d'année : ces manifestations ont en commun d'installer, pour quelques jours, un lieu public là où il n'y en avait pas. Un décret de l'été crée une qualification propre à ces situations. Voici ce qu'elle change, et les questions à poser avant de confier sa manifestation à un prestataire.
En bref
- Une spécialité « surveillance de grands événements » existe désormais pour les manifestations de plus de 300 personnes.
- Elle ne remplace pas la carte générale : un agent « grands événements » ne peut pas tenir, le lendemain, le poste de garde d'une usine.
- Un dispositif se prépare plusieurs semaines à l'avance, et la question du site vide, une fois le public parti, fait partie du sujet.
Ce que dit le texte
Un décret du 27 juillet 2026 crée, au sein de l'activité de surveillance et de gardiennage, une spécialité « surveillance de grands événements ». Elle vise les manifestations sportives, récréatives, culturelles ou économiques rassemblant plus de 300 personnes. L'agent qui l'exerce détient une carte professionnelle propre à cette spécialité, délivrée après une formation adaptée à ces missions.
Le dispositif n'est pas né de rien : il pérennise la carte créée pour la Coupe du monde de rugby de 2023 et les Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Selon le CNAPS, les 7 278 agents qui la détenaient conservent automatiquement leur qualification. Autrement dit, la profession ne repart pas de zéro : ces agents ont déjà tenu des dispositifs de grande ampleur.
Ce qu'il faut bien comprendre
- Une carte pour un contexte. Cette spécialité ne permet pas d'exercer la surveillance et le gardiennage en dehors des manifestations visées. Un agent « grands événements » ne peut pas tenir, le lendemain, le poste de garde d'une usine.
- Une passerelle existe. L'agent peut compléter sa formation pour obtenir la spécialité générale de surveillance et de gardiennage.
- La vérification reste la règle. Avant chaque affectation, l'entreprise de sécurité contrôle la validité de la carte de chaque agent.
Comment se prépare un dispositif
La partie visible d'une manifestation, ce sont des agents aux entrées. La partie utile se joue avant : le repérage des lieux, le comptage des accès, l'écriture des consignes, la vérification des cartes. Un organisateur qui découvre son dispositif la veille découvrira aussi ses failles le jour même.

Organisateurs : les questions à poser à votre prestataire
- Vos agents détiennent-ils la carte correspondant exactement à la mission : surveillance générale, grands événements, sécurité incendie (SSIAP) ?
- Qui encadre le dispositif sur place, et comment remontent les incidents pendant la manifestation ?
- Les consignes seront-elles écrites poste par poste, et remises aux agents avant la prise de poste ?
- Que se passe-t-il une fois le public parti ? Un site d'événement vide, avec son matériel, est aussi à protéger : rondes, gardiennage de nuit, surveillance temporaire.
Trois erreurs fréquentes
- Compter le public, et rien d'autre. Le nombre d'entrées, la configuration des accès, les horaires, la présence d'une buvette ou d'un parking pèsent autant que l'effectif attendu.
- Oublier le montage et le démontage. C'est souvent là que le matériel disparaît : un chapiteau monté trois jours avant reste seul deux nuits. Un système d'alarme autonome, posé pour la durée du chantier, répond à ce besoin — voir nos dispositifs pour les sites inoccupés.
- Décider trop tard. Les cartes se vérifient avant affectation et les agents se forment au site : plus la demande arrive tard, plus le choix se réduit.
Dans le Grand Est, une saison chargée
De la rentrée des salons aux rassemblements de fin d'année, l'automne concentre les manifestations. Un dispositif se prépare plusieurs semaines à l'avance : analyse du site, effectifs, consignes, coordination avec l'organisateur et, selon les cas, avec les services publics. Dans le Bas-Rhin et en Lorraine, ce sont nos propres équipes ; ailleurs, nous pilotons des sociétés partenaires autorisées par le CNAPS, avec un interlocuteur unique pour vous.
Questions fréquentes
Nous attendons 250 personnes : sommes-nous concernés ?
La spécialité vise les manifestations de plus de 300 personnes. En deçà, la surveillance relève de la carte générale de surveillance et de gardiennage. Dans les deux cas, l'agent présent chez vous doit détenir une carte professionnelle valide, et votre prestataire une autorisation d'exercer.
Combien d'agents faut-il prévoir ?
Cela ne se déduit pas du seul nombre de participants. Le nombre d'accès à tenir, les horaires, la configuration des lieux, la présence de parkings ou de zones de stockage comptent autant. C'est l'objet du repérage : nous proposons un effectif après avoir vu le lieu, pas avant.
Faut-il aussi des agents de sécurité incendie ?
Cela dépend du lieu et de son classement. Une manifestation organisée dans un établissement recevant du public obéit aux règles de cet établissement, et la présence d'agents SSIAP peut en faire partie. Nous en parlons dès le repérage, avec l'exploitant du lieu quand il n'est pas l'organisateur.
Et si nous devons renforcer le dispositif au dernier moment ?
C'est possible, mais c'est toujours la solution la moins confortable : les agents disponibles connaissent moins le site, et la vérification des cartes reste un préalable. Mieux vaut prévoir dès le départ une marge que l'on annule, plutôt qu'un renfort que l'on cherche.
Vous préparez un événement en Alsace ou en Lorraine ? Décrivez-nous votre manifestation : nous vous proposerons un dispositif à la mesure du risque. En savoir plus sur nos agents de sécurité et SSIAP.