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Profession

Cartes professionnelles : ce qui change au 1er octobre

À partir du 1er octobre 2026, toutes les entreprises de sécurité privée déclarent leurs agents sur la plateforme du CNAPS et y vérifient, au moins chaque mois, la validité de leurs cartes professionnelles. Une contrainte pour la profession, une garantie pour ses clients.

Une carte professionnelle dessinée en pointillés et la date du 1er octobre, début de l'obligation de déclaration et de vérification mensuelle.

Derrière chaque agent présent sur un site, il y a un titre délivré par l'État, une formation et un contrôle de moralité. Une échéance administrative vient renforcer ce suivi : à compter du 1er octobre 2026, la vérification des cartes professionnelles devient une routine tracée pour toute la profession. Pour un donneur d'ordre, c'est une garantie de plus, et une question simple à poser à son prestataire.

En bref

  • Chaque entreprise de sécurité privée doit ouvrir son espace sur la plateforme du CNAPS et y déclarer ses salariés affectés à des missions de sécurité.
  • La validité des cartes doit être vérifiée au moins une fois par mois, et avant toute affectation sur un grand événement.
  • Côté client, deux réflexes suffisent : vérifier le numéro d'autorisation de l'entreprise, et demander comment cette vérification est organisée.

La règle

Nul ne peut exercer une activité de sécurité privée sans carte professionnelle, délivrée par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) après contrôle de la moralité et de la formation. Un décret du 26 décembre 2025 renforce le suivi : d'ici au 1er octobre 2026, chaque entreprise doit avoir ouvert son espace sur la plateforme « Dracar Ultimate », y déclarer ses salariés affectés à des missions de sécurité, et vérifier régulièrement la validité de leurs titres — au minimum une fois par mois, et avant toute affectation sur un grand événement.

Frise chronologique de l'obligation de vérification des cartes professionnelles : décret du 26 décembre 2025, ouverture de l'espace entreprise et déclaration des salariés avant le 1er octobre 2026, entrée en vigueur de l'obligation le 1er octobre 2026, puis vérification au moins mensuelle et vérific
Du décret à la routine mensuelle : les étapes de l'obligation.

Pourquoi c'est une bonne nouvelle pour les clients

Une carte peut expirer, être suspendue ou retirée. Jusqu'ici, la vérification reposait sur la rigueur de chaque employeur. La plateforme en fait un réflexe tracé, identique pour toute la profession. Pour le donneur d'ordre, c'est l'assurance que l'agent présent sur son site a le droit d'y être — ce qui engage aussi sa propre responsabilité.

Le sujet dépasse la conformité. Un agent dont la carte arrive à échéance doit être remplacé, et un remplacement qui s'improvise le matin même se paie en qualité de service : l'agent envoyé ne connaît ni le site, ni ses consignes, ni ses interlocuteurs. Un suivi mensuel évite précisément cela, parce qu'il rend les échéances visibles longtemps à l'avance.

Comment vérifier votre prestataire

  • L'autorisation d'exercer de l'entreprise figure obligatoirement sur ses documents : devis, contrats, factures, site internet. Son numéro commence par « AUT ».
  • La carte professionnelle de l'agent. Son employeur lui remet une carte qu'il porte sur lui en mission ; elle mentionne son numéro de carte professionnelle et les activités qu'il peut exercer.
  • La qualification correspond-elle à la mission ? Surveillance générale, grands événements, sécurité incendie, activité cynophile : ce sont des spécialités distinctes, et la carte le précise.
  • En cas de doute, le téléservice du CNAPS permet de contrôler un numéro.

Chez Sérénité 24H24

La vérification des cartes fait partie de l'embauche, puis du suivi de chaque agent, au même titre que le maintien de ses compétences : recyclages, secourisme, sécurité incendie. Nos agents de sécurité sont salariés en contrat à durée indéterminée, et chaque poste a ses remplaçants identifiés — c'est ce qui permet de retirer un agent d'une affectation sans laisser un site découvert. C'est le sens de notre engagement : la formation comme une évidence.

Pour un candidat, le parcours est le même quelle que soit la porte d'entrée : un échange avec un responsable, un point sur la carte professionnelle et les qualifications, puis une première prise de poste accompagnée sur le site, consignes écrites en main. Viennent ensuite les recyclages et, pour ceux qui le souhaitent, le passage vers d'autres missions : sécurité incendie, rondes et interventions, télésurveillance.

Questions fréquentes

Devons-nous, en tant que client, vérifier nous-mêmes les cartes ?

La vérification incombe à l'employeur. Mais rien ne vous interdit de demander, dans votre cahier des charges, comment elle est organisée et à quelle fréquence. Le numéro d'autorisation de l'entreprise, lui, se contrôle en quelques minutes.

Que se passe-t-il si la carte d'un agent expire en cours de mission ?

Il ne peut plus exercer. Il est retiré de l'affectation et remplacé. C'est tout l'intérêt d'un suivi mensuel : l'échéance se voit venir, et le remplacement se prépare au lieu de se subir.

Cette obligation va-t-elle ralentir la mise en place d'une prestation ?

Non, parce qu'elle porte sur des agents déjà déclarés et des titres déjà délivrés. Elle rend simplement visible ce qui devait déjà être fait.

Je n'ai pas encore de carte professionnelle : puis-je postuler ?

Oui. La carte s'obtient après une formation et un contrôle de moralité : ne pas l'avoir encore n'empêche pas de se présenter. Précisez le métier qui vous intéresse et votre secteur, sachant que nos postes se situent dans le Bas-Rhin et en Lorraine.

Le métier vous attire ? Nous accompagnons aussi les candidats qui n'ont pas encore leur carte. Découvrez nos métiers et déposez votre candidature.

Sources

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